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Mon Putain de Petit Espace Personnel II

PENSEZ ! ça sera peut-être une experience nouvelle !
6/15/2009

Cours de soutien

 
Bon. Il y a quelqu'un qui semble ne rien comprendre à rien de ce que je raconte, vu qu'à chaque fois elle répète les mêmes conneries alors même que je les explique ici. Ou alors, elle ne lit pas ce que j'explique.
Bref, entendre dire de faire autre chose, de m'aérer l'esprit, toutes ces conneries qui ont pour but de décrocher de mon bloulot, gnagnagna, ça me prouve bien que cette personne ne pige rien.
 
Donc, je vais le répéter encore. Si cette fois c'est pas compris, et ben merde.
Le travail, les études, la session d'examens, met mon esprit dans un état particulier qui fait que je ne peux pas totalement me libérer de cette pression, jamais. Et ce pour la raison suivante : il y a trop d'enjeux associés à la réussite, aux examens, etc. Je récapitule donc en simplifiant : Le fait que le travail soit important me force à y penser constemment.
De cet état des choses découle que je ne peux, dans ces circonstances, écrire quoi que ce soit, forcément, car l'écriture demande de ma part une liberté totale de maniement de mon esprit. Le travail en occupe une grande partie dans ces moments, et empêche la mise en situation, le bon état d'esprit.
Donc, pour décrocher un peu de cet état, il me faut fuir. L'ennui, c'est que le travail, se référant à la réalité, englobe la réalité en lui-même ; je veux dire par là que par le fait que le travail soit inscrit dans la réalité (à séparer de la virtualité, la fiction) fait que tout ce qui est réel me ramène à penser à la réalité, et par association, au travail. Donc, rien de réel ne peut me changer les idées.
Il ne reste donc que la fuite par le divertissement (http://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/) fictif, virtuel. Dans cette catégorie, il ne reste guère que les films, les animes, et la lecture (dans une certaine mesure, car contrairement aux films et animes, elle demande une fonction volontaire et active du sujet, une certaine concentration). Donc, pour me divertir dans ces instants troublés, je ne peux que m'abrutir devant un anime ou un film, et le laisser me faire oublier tout de moi-même et du monde, pendant un temps le plus long possible.
 
Ce qui n'arrange finallement rien, car comme un mensonge, la vérité refait toujours surface, et à la fin du divertissement, je me retrouve face à la réalité. Confronté à cette impossibilité de fuir quelque chose qui m'empêche de créer le sens de la vie, je ne trouve plus la raison pour laquelle je devrais continuer de travailler ainsi, d'étudier. Voila donc pourquoi, tant que je travaillerai, je ne serai jamais heureux.
Ah, le travail est indissociable de cette vie ? Ah ben c'est bête, parce que je compte pas rester dans cet état toute ma vie.
 
Voila, un commentaire de la-personne-qui-ne-comprend-jamais-rien ? Quelque chose à rajouter ? Encore des conseils à la con pour essayer d'avoir toujours raison et de jouer son rôle en me disant quoi faire, car forcément, elle connait tout de la vie et est une référence pour quiconque veut mener une bonne vie ?
6/7/2009

Big Five

Bonjour.
J'ai refait le Big Five de facebook, voir si ça avait changé. Ben en fait, pas tellement.

http://nsa08.casimages.com/img/2009/06/07/090607073741623001.png

En clair, c'est mon score en octobre 2008. En foncé, mon score aujourd'hui. Bon, je ne pense pas que les différences soient significatives, en si peu de temps. ça aurait été intéressant si je l'avais fait quelques années avant.Néanmoins, la différence de stabilité émotionnelle (Neuroticism) est grande. Elle a bien diminué. ça pourrait être une indication d'un moindre détachement de mon ressenti, d'une sensibilité moins dissimulée. Par contre, pour l'extraversion, je pense que ce n'est pas significatif. ça n'a peut-être pas changé, mais je doute que ce soit moindre.
Pour expliquer, "openness" réfère à l'ouverture d'esprit envers la nouveauté ; "conscientiousness" réfère à  notre préférence pour l'organisation stricte, ou le relâchement. Notre caractère consciencieux quoi. "Agreeableness" c'est pour notre rapport avec les autres, la façon dont on est en société, et "neuroticism", la stabilité émotionelle, notre capacité à maîtriser nos émotions, à faire face à certaines situation émotionellement éprouvantes.
Ensuite, y'a la référence de ce résultat à la typologie de la personnalité, selon la théorie de Jung (Myers-Briggs Type Indicator). Le résultat est assez impresionnant, comme quoi, rien à voir avec les tests débiles et sans validité. Je ne le met pas ici, c'est en anglais et j'ai la flemme de traduire. Néanmoins, je ne serais pas un bon leader en entreprise, y me manque l'extraversion et peut être le "neuroticism", d'après ce qu'on a vu en psycho du travail. Dans tous les cas, la question ne se pose pas
Je le referai dans un an, ou deux. Je le met ici pour l'enregistrer et pas le perdre de vue. Ah oui, et j'ai une personnalité INTP.

EDIT:
Ah oui merde, voila, en fait j'ai fait cet article parce que je voulais tester un truc. Si je peux, comme je l'ai fait, devenir ce que je veux (à peu près) psychologiquement parlant, faudrait que je me fixe un but, voir si je peux atteindre une personnalité particulière.
Dooonc, il faudrait que j'arrive à... au moins 50% d'extraversion, ça serait bien. Et un peu plus d'agreeableness, aussi, la plupart on plus que moi, et ça serait pas plus mal... En fait, y'a que dans conscientiousness que je suis à peu près dans la moyenne... le reste c'est un peu déséquilibré. Neuroticism aussi, ça va, faut pas que j'en aie moins.
Bon, on verra si mon évolution va dans ce sens.

REDIT :
Dans les RPG on a des points à attribuer à des compétences. ça serait bien, ça. Hop, un peu d'expé ici, et ici, niveau suivant dans l'extraversion ! Yeah !




5/30/2009

Bulabulabula ("blablabla" à la japonaise)

 
 
Hummm... Je viens d'enregistrer les archives de mon blog depuis le début de l'année. Je l'avais pas encore fait.
C'est horriblement... narcissique. Ou révélateur d'une fixation au stade anal. Sûrement, comme tout le monde je pense, en proportion variable. Ce truc de tout garder...
Consciemment, c'est tout autre, forcément. Je n'ai pas envie d'oublier qui j'ai été. Quand je pense que la plupart des gens n'ont aucune trace de ce qu'ils ont été, et ne s'en souviennent plus... C'est un peu comme si une part de soi était morte. Disparue.
Bien, entre la succession des carnets de voyage, de bord, de journaux, et l'enregistrement de mes blogs, je vous dit que ça en fait de la paperasse. Heureusement pour le blog, ça reste virtuel. Mais quand j'ai du imprimer mon premier journal, c'était un pavé. A l'écrit on écrit vachement moins, quand même. Je sais pas ce qui est le mieux. Parce que quand même, a l'écrit on peut écrire partout, alors que sur l'ordi... Certes, mais sur l'ordi, on écrit plus vite et notre pensée est ainsi mieux transcrite.
Mmmmh... Bref, aucune importance ici.
 
Aaah, hier, examen d'anglais. Je vous jure, ces gars de la BBC quand ils parlent, on croirait entendre du morse, ou alors une toute autre langue que l'anglais. Encore, quand on a le texte a côté pour suivre, on peut comprendre les expressions qui a dans lex textes lacunaires. Mais quand il faut répondre à des questions de compréhension sur le contenu du reportage... -__- Non mais oh, on n'est qu'en première année ! Si on savait comprendre la BBC et les english interviewés, y'aurait même plus besoin de nous faire faire d'autres années, on aurait le niveau !
Bref, rien ne sert de s'énerver. L'année prochaine, ça sera la production. A l'écrit, ok. Mais l'oral, j'ose même pas imaginer. Je fais bien, c'est pas encore, surtout si je rate cette année.
 
Y'a un truc incroyable avec une grande université comme l'ULB, qui se veut si excellente et renommée, c'est l'organisation. Ou plutôt son défaut. Eh oui, rien à voir avec les conditions controllées du bac, ou même des exams de la fac à Mtp. Non, ici, un quart de l'auditoire n'a pas pas l'énoncé de l'exam car il n'en a pas été prévu assez, ça fait partie des embêtements quotidiens. Les profs ignorent le règlement et nous informent à tort, bah, après tout, ce ne sont que des profs. Ah tiens, l'auditoire n'est pas assez grand pour tous les étudiants. Forcément, c'est même pas un auditoire, c'est une salle de 70 personnes et on est plus de 200 en comptant les BA3 dans le cours. Bon, quand même, il y avait prévu une salle de plus. Pour 20 personnes.
Mais ça va hein, c'est arrangé. Le mois avant la fin des cours, il y a enfin eu un siège pour tout le monde. Fini les culs par terre et les maux de dos !
Bref, n'allez pas croire que je dénigre notre chère université, loin de là. Il faut avouer tout de même que comparé au niveau de l'enseignement universitaire français, il n'y a pas photo. Ici, il faut faire chaque année deux fois. Au moins, ils ont la méthode pour éviter la surpopulation. Après le troisième doublement, les gens doivent être dégoûtés. De plus, vu le prix du minerval, auquel s'ajoute le prix annuel du materiel pour étudier (syllabus, photocopies... ça dépasse bien les cent euros hein), la sélection se fait plus sévère. A Mtp j'ai payé combien pour la fac ? 50 euros pour les frais d'incription ? Et puis, le materiel pour étudier, haha, inutile. A Paul Valéry tu réussis ton année sans trop te forcer.
 
Pourquoi je parle de ça moi ? Pfff, je sais même pas pourquoi je fais cet article.
Oh, au fait, cette année on avait un prof de neuropsycho qui était néérlandophone, et il baragouinait le français... bon, un peu mieux que moi l'espagnol, quand même. Disons qu'il sait conjuger les verbes. Pour le reste, c'est un mix d'anglais et de néérlandais. Ah oui hein, fait pas essayer de prendre des notes avec lui, en tout pas pas de ce qu'il dit dans les mots. Les idées, juste. Bref, ce qui m'avait surpris, et affligé, c'est que des filles (haha, "des filles", comme s'il s'agissait d'un petit groupe) avaient l'air de flasher sur ce bafouillement, ses comportements assez particuliers, sa maladresse quand il donnait cours. Vous savez, ce truc "mignion", quand les gens ressemblent à des bébés. Encore un reliquat généique de la mère porteuse. Bref, j'ai remarqué hier qu'il y avait sur facebook un groupe "fans de W... G..." (notre pros de neuropsycho que j'évite de nommer). C'est vraiment affligeant. Il y a cent membres. Cent groupies répondant à leur instinct de femelles et se précipitant avec des couches et des biberons vers tout ce qui bafouille et qui est maladroit. Parfois, une affluence telle de gente féminine donne des envies de meurtre. On nous taquinait en seconde car il n'y avait aucune fille dans notre classe, et ça ferait de nous des homos. Ben je crois plutôt qu'il n'y a pas mieux, pour vous dégoûter des filles, de vous laisser baigner dans leur petit monde de fille avec maquillage, mecs, et potins, pour devenir homo.
Ceci dit, je n'en suis toujours pas là. Ce genre de fille-là, je ne les côtoient que de loin. Oui je sais, on peut pas côtoyer de loin, puisque côtoyer... bref, hum.
Mais bon, les gars c'est encore pire, en fait. Car même quand vous en trouvez qui parle pas de foot, de bourrage de gueule le soir-même, ou de filles (!) dans un contexte assez... peu correct, vous pouvez être sûr que ceux-là (ce qui ne parlent pas de ça) ne font que réfréner leurs bas instincts et faire genre. Ou alors vous avez la chance de ne connaitre qu'un seul côté de leur personnalité. Dans ce cas là, vaut mieux ne pas les voir trop souvent.
Finallement, quand on a éliminé les deux côtés de la partie, il ne reste plus grand monde. Les animaux sont cons comme des bêtes et, bien heureux de ne rien saisir à leur condition animale, ils ne nous comprennent pas. Au final il ne reste que nous. Eh oui, ce bon vieux Ego, toujours là quand on a besoin de remonter son estime de soi, quand on éprouve un besoin irrépréssible de narcissisme.
Mais tant qu'on s'en rend compte, ça va, car on peut le contrôler. Le pire, c'est ceux chez qui Ego est tellement ignoré qu'il peut aisément contrôler l'esprit de son hôte. Ceux-là on peut pas les supporter parce qu'on le voit (encore faut-il le voir en nous-même) qu'ils sont comme ça, mais eux ne le voient pas. Mais si la chair est de bronze, l'esprit est d'acier, et nul espoir de leur faire comprendre, car c'est aussitôt Ego qui va vous rire au nez. Eh oui, ces personnes-là, qui comprennent tout mieux que tout le monde, qui n'ont jamais tord, et qui ont toujours une longueur d'avance sur les autres, sont convaincues de leur superiorité. Forcément, ça énerve. Mais qu'y faire ? Bah, les ignorer. Après tout, c'est pas notre problème, faut juste pas chercher à les connaitres, ces gens. L'ennui, c'est qu'ils forment la majorité de l'espèce humaine.
Et moi qui voulait étudier la psycho. Qui veut, en fait. Mais la dissonance fait que plus la société m'éloigne de ce que je désire, et moins je le désire.
Haha, mais non, pas de danger, en ayant conscience, je ne vais pas laisser la société m'éloigner de mes désirs. Faut juste que je garde cette conscience...
Le temps.
 
Le temps, quand même, on en a hein. Depuis la préhistoire, où ils devaient passer leur temps à chasser et à baiser pour perpétuer l'espèce, on a bien évolué. Maintenant, on fait encore plus de trucs, et pourtant, on a plus de temps... euh, non. Merde, y'a une couille dans mon raisonnement...
Ah ben oui, à l'époque (enfin, la prépoque), ils avaient juste le temps de faire ce que leurs gènes les préparait à faire : survivre et perpétuer l'espèce. Maaaais, chanceux que nous sommes, nos ancêtres ont été bien lotis. Ils ont pu, grâce à leur nature, leur physionomie, leur système social archaïque, développer des technique de plus en plus sophistiquées pour mener à bien cette perpétuation de l'espèce, cette survie. Si bien qu'aujourd'hui, nous n'avons plus besoin d'aller chasser nos oeufs, ou de cueillir notre vodka à la vigne. Ce qui nous laisse quand même pas mal de temps. Et ce temps, depuis les temps anciens, s'est agrandi, agrandi, et on a pu user ce temps inutilisé pour penser, penser, penser... imaginer... l'imagination, dit laborit, ne peut exister qu'à partir des experiences accumulées. Pfff, et après on dit que les gosses ont plus d'imagination que les enfants. ça me fait penser à une note de Boulet dans laquelle il était dans une classe et il leur demandait de faire des dessins, d'imaginer, d'inventer. Ils ont déssiné des mangas, des pokémons, des trucs médiatisés, qu'ils avaient déjà vus. J'vous jure, l'imagination infantile, la bonne blague. Même Peter Pan il connait pas d'histoire. Il a du importer une pouffiasse de l'arrière monde à moitié pirate qui n'a réussi qu'à mettre fin à cet Eden d'éternité.
Bref, je m'éloigne. C'est donc ce temps qui nous a permi de penser, de developper nos idées, à partir de l'imagination, d'inventer, pour avoir plus de temps...
Et aujourd'hui on nous fait travailler, histoire de nous occuper l'esprit. Je me suis souviens m'être demandé plus petit, avec toutes ces amélioration technique, pourquoi on travaillait encore. N'avons-nous pas inventé des machnines pour travailler à notre place ? Bordel, mais à quoi ça sert d'automatiser tout si on doit encore tout faire par nous-mêmes ? Réponse de la connerie humaine : ça sert à produire encore plus ! Forcément, la production... Et puis, si les gens se mettent à réfléchir et à devenir trop intelligents, ils vont déprimer et ça va foutre en l'air les systèmes hiérarchiques de dominance (quand ils comprendront que c'est des conneries faites pour les moutonner), ils vont penser, et penser, c'est mauvais pour le pouvoir en place. Un pouvoir ne doit pas être remis en question, sinon il perd son pouvoir. Aujourd'hui, on peut dire que tout va pour le mieux pour les puissants. En tout cas ici, je ne vois pas beaucoup de montre remettre en question les systèmes hiérarchiques de dominance, ou même leur société basée sur l'exploitation des exploités par les exploitants. La domination de ceux possédant l'information, sur ceux ne possédant que leur force de travail, quoi. Aaah, ça me fait penser aux RH. Putain, ce truc, inventé par un organisme mondial de la connerie... du commerce, pardon. Les Ressources Humaines. En gros, VOUS êtes un capital de force de travail qui est profitable à NOUS, les gens qui vont modeler ce capital pour produire, et nous remplir les poches, dans un but qui n'est autre que celui de produire, et nous remplir les poches, et promouvoir notre ascencion sociale.
 
Booon, j'en ai marre d'écrire. De toute façon, toutes ces choses, Laborit l'a sûrement dit mieux que moi, et puis d'autres ont du le dire, avant ou après lui.
Après, c'est déjà moins sûr. "Y'a eu Antoine avant moi, y'a eu Dylan avant lui, après moi qui viendra ?" Après toi c'est pas fini, mais bon... "Jamais une mélodie ne sauvera le monde"
5/26/2009

Laborit m'a fait reconsidérer l'homme-jésus

 
 
Aaah, ce bouquin... C'est quand même incroyable. Je me souviens, quand notre prof de philo nous l'a conseillé, en terminale, je l'ai acheté, et j'ai tenté de le commencer... En vain -__-. Je n'y ai rien compris. Du tout. J'ai abandonné à la seconde page.
J'ai recommencé ce mois-ci :) Je l'ai fini ce matin.
Vous savez, normalement, quand j'ai fini un bouquin, j'en cite les passage des pages que j'ai cornées, les choses à retenir. Dans ce livre, j'ai corné le bas d'un tier des pages, donc je ne vais pas citer les passages.
Juste quelques trucs... ça m'a fait plaisir, à nouveau, de retrouver certaines de mes pensées dans les mots d'un gars tel que lui, qui est quand même relativement connu dans certains domaines de la psycho, et dont ce livre qu'est L'éloge de la fuite, est lui aussi connu.
En fait, au départ, j'étais sceptique, car il fait vachement passer avant tout un analyse biologique et physiologique, en omettant volontairement (ou non ?) la psychologie. Peut-être parce que ce n'est pas son domaine, car il s'intéresse surtout à la biologie des comportements. Néanmoins, il faut suivre, car c'est pas vraiment une lecture aisée.
En tout cas, comprenez qu'en lisant le passage qui suit, j'ai commencé à aimer, en plus du contenu du bouquin, celui qui en était l'auteur :D
Le projet autogestionnaire planétisé pourrait être une solution. Nous avons dit [...] pourquoi cette structure socio-économique ne deviendrait efficace que si l'ensembledes populations acquérait une connaissance de ce que nous avons appelé l'information généralisée et non plus technique. Seule une telle information est susceptible de définir non plus les moyens d'obtention d'une certaine structure sociale, mais avant tout la finalité désirée par cette structure et de faire accepter cette finalité sur le plan mondial. [...] En réalité, il est certain qu'il ne s'agira pas d'un choix. Il s'agira d'une certaine conscience diffuse de ce vers quoi nous mène nos comportements anciens, de la compréhension tardive des mécanismes qui les gouvernent, d'une nouvelle pression de nécessité à laquelle nous devrons obéir si l'espèce doit survivre. [...]
Si certains seulement sont informés, ils se heureront toujours au mur compact du désir de dominance de ceux qui ne le sont pas et ils ne devront leur salut individuel et leur tranquilité pendant leur éphémère passage dans le monde des vivants, qu'à la fuite, loin des compétitions hiérarchiques et des dominances [...]
Donc déjà, ici, on peut retrouver un discours de type anarchiste. Laborit passe son temps dans son bouquin à taper sur les structures hiérarchiques de dominance qui font les civilisation de l'espèce humaine aujhourd'hui. Il pose donc l'hypothèse de l'autogestion ; typique de l'anarchisme (allez voir sur wiki). Mais attention ! Forcément, ce n'est pas l'homme d'aujourd'hui qui peut poser ce style de structure sociale. C'est pourquoi l'ensemble des populations, comme il dit, doit connaitre, savoir... quoi ? Hahaaa... C'est drôle, parce que quand j'ai commencé à faire de la psycho, j'ai pensé interieurement que c'était les meilleures études et les plus intéressantes qui existaient, et que tout le monde devrait en faire. Je n'en ai rien dit, car je me suis alors dit que tout le monde devait penser de même de ce qu'il étudiait.
Laborit dit ici, en bref, que le plus important à connaitre, c'est le fonctionnement de nos comportements, les raisons qui nous poussent à agir, de connaitre, comme il le dit encore, la syntaxe de l'homme ; la façon dont il fonctionne. La psycho quoi, mais aussi forcément le fonctionnement biologique, qui en est indissociable. Je me suis alors dit, arrivé à ce passage (enfin un peu plus tôt, quand il a commencé à en parler), qu'il faudrait instaurer l'étude de la psychologie dès le secondaire, au même titre que la biologie.
Car selon ce qu'il dit là, c'est la connaissance de ces mécanismes qui peut nous faire prendre conscience de nos comportements motivés par des raisons inconscientes - recherche de dominance, etc. Et il est bien sûr nécessaire que tout le monde connaisse ces comportements.
Ceci dit, il n'est pas utopique, car il ne prone aucun systeme social idéal, et il le dit clairement ; tout homme modifiant la structure sociétale cherche à réaliser une utopie, qui jamais n'arrive à terme, forcément, pour des raisons expliquées en détail dans le bouquin.
 
Et voila Jésus ! Pourquoi ce titre stupide ? Ha, bonne question... attention, je n'ai pas dit que Laborit m'avait réconcillié avec la religion hein. Juste avec l'ami Jésus, qui est un mec bien, en définitive. Enfin, après tout, c'est juste son Jésus à lui hein. Moi j'ai mon Thorgal.
Donc, après avoir tapé sur la religion et sur l'église, il parle de Jésus.
L'image du Christ qui s'est construite en moi, c'est celle d'un ami personnel, que j'accepte bien volontier de partager avec les autres, sachant d'ailleurs que chaque homme à son Christ à lui, [...] Mais mon amitié pour lui a grandit surtout lorsque ma vie scientifique et sociale m'a fait comprendre que sa crucifixion ne fut rien à côté des tortures que ses protaginistes ont fait endurer depuis à son message. Ils ont encore fait de la grammaire, une grammaire intéressée et non de la sémantique. D'un ami on n'attend ni la morale, ni règlements de manoeuvre, ni principes, ni lois. Ce qu'on demande à un ami, c'est son amitié, et tout le reste on laisse à ses pires ennemis le soin de l'inventer. [...] Pour moi, je me contente d'aller saluer, quand j'en ai le temps, celui qui disait à cette brave Marthe faisant la cuisine, qu'elle perdait le sien [de temps] [...] Celui qui chassait les marchands du temple, ce temple qui est la maison de Dieu, c'est à dire nous-mêmes. [...] Celui qui avant Freud savait que les hommes devaient être pardonnés parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font et obéissent à leur inconscient. [...] Celui qui à quatorze ans refusait de suivre sa mère et ses frères qu'il prétendait ne pas connaître [...] Celui qui est venu apporter le glaive et non la paix, dresser le fils contre son père, et qui racontait des histoires invraisemblables où les ouvriers de la dernière heure étaient aussi bien payés que ceux de la première. Saintes échelles hiérarchiques ! On comprend que par la suite celles-ci aient préféré qu'une telle organisation soit valable pour l'autre monde mais surtout pas pour celui-là ! [...] Comment, à partir d'un tel poème, a-t-il pu naître un système aussi primitif de coercition dominatrice ?
[...] Et c'est curieusement par l'intermédiaire de ma discipline scientifique que j'ai retrouvé cet ami lucide, ce Christ poétique et asocial, qui attend depuis deux mille ans que ceux qui comprennent veuille bien comprendre, que ceux qui one des oreilles veuillent bien entendre. [...] je n'attends pas de mon ami qu'il me ressucite et assure ma promotion sociale dans un autre monde. [...]
C'est un lieu commun de dire que la Science à tué la Foi, qu'elle a tué les anciens Dieux. Il est exact qu'elle a remplacé la Foi dans la thérapeutique de l'angoisse. L'Homme attend d'elle qu'elle le rende immortel, dans ce monde et non dans l'autre. Mais la déception est proche car la Science vit dans le siècle [ndb: dans le temps fini et non dans l'éternel] et si elle résout certains problèmes matériels de l'homme, elle n'apporte pas de solution à sa destinée. Nous l'avons dit, elle ne donne pas de "sens à la vie". Elle se contente de l'organiser. Ou si elle lui donne un sens, c'est de n'en avoir aucun, d'être un processus hasardeux et hautement improbable. Mais cet univers ordonné que nous découvrons, est-il le seul ? Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'Homme comprend qu'il en connait assez pour savoir qu'il ne connait rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y a autre chose à connaitre.
Mais s'il y a autre chose à connaitre, ce n'est sûrement pas dans les catéchismes, de quelque obédience qu'ils soient, que nous l'apprendrons. [...] Je m'en voudrais de demander au Christ de calmer mon angoisse [...] Je lui demande simplement d'accepter d'être tel que je l'imagine, c'est à dire tel qu'aucun homme n'a jamais été et non comme l'Histoire à essayé de me l'imposer. Je crois qu'il est seulement celui qui comprend, au sens étymologique du terme. Un catéchisme a-t-il jamais compris quelque chose ?
 
[...]
Le discours de l'église est simple : le royaume du Christ n'étant pas de ce monde, n'essayons pas de changer quoi que ce soit aux échelles de dominance terrestres et préparons celles de l'au-delà. On se demande même dans ce cas pourquoi le Christ s'est incarné ; rien à faire avec la carne, travaillons pour le pur esprit, ce qui laisse aux pharisiens et aux sanhédrins [ndb: ceux qui ont fait du tort à l'ami Jésus par respect de la tradition] de toutes les époques le champ libre pour exercer leur pouvoir par l'exploitation et la torture. Sachons souffrir, cela nous sera rendu au centuple dans l'autre monde. On nous conseille ainsi l'Imitation de Jésus-Christ, alors qu'un autre discours logique pourrait tout aussi bien aboutir à cette idée évidente que la vie et la mort du Christ sont l'exemple de ce dont est capable tout pouvoir établi, donc un exemple à ne pas renouveler. En conséquence, les paroles et la mort du Christ nous pousseraient essentiellement à lutter contre ces riches qui enteront au ciel plus difficilement qu'un chameau ne passerait par le chas d'une aiguille et à tout faire pour que ces justes qui détiennent la vérité et le pouvoir disparaissent à jamais de la collectivité humaine.
Ouf ! Voila. Un Jésus comme ça, je sais pas vous mais moi je l'aime bien. Enfin, il faut lire le bouquin. Le passage sur la foi est juste un petit chapitre avant la fin. Et je n'ai cité ici que deux passages cornés vers la fin.
Vraiment un bon livre, je crois que je vais en lire d'autres de lui.
 
5/12/2009

Que faire, que faire pour court-circuiter...

 
 
Aaaah, depuis le temps que je me disais qu'il fallait que je le fasse, quand même... Et puis aujourd'hui, elle est très à propos, cette chanson. Bon, alors les babillages et autres bruit inidentifiables et non reproductibles graphiquement, je les ai laissé tombés. Je reproduirai juste les phonèmes identifiables et transcriptible orthographiquement. Celle de la Cocci est pas mal déjà, mais bon, y'a pas tout et y'a des fautes. Tiens, ça doit être intéressant si on veut chanter cette chanson, après. Huhu. Dans les ponts quand même, je vous épargne (et à moi !) les deux autres chanteurs)
Sur ce, musique... 
(je n'ai pas trouvé de vidéo potables donc on s'en passera. Ah, forcément, si vous n'avez pas la chanson, c'est pas glop)
 
Qu'est-ce qu'il faut faire, mais
Qu'est-ce qu'il faut faire, mais
Qu'est-ce qu'on peut faire, mais
Qu'est-ce qu'il faut faire, mais
Qu'est-ce qu'on peut faire, mais qu'est-ce qu'il faut faire,
Qu'est-ce qu'il faut faire pour court-circuiter...
 
Qu'est-ce qu'il faut faire pour court-circuiter, laawwd,
Qu'est-ce qu'il faut faire pour court-circuiter, laawwd,
Qu'est-ce qu'on peut faire pour court-circuiter, loowwd,
Qu'est-ce qu'il faut faire pour court-circuiter...
 
Que faire pour court-circuiter la conspiration
Qui fait que comme d'habitude je vis au fil des saisons,
Filin tendu, en vue, que mes rêves soient illusion !
J'les vol'rai bien pour de bon vos montagnes de millions !
 
Mais bon, y'a bien ma bagnole, mon chien,
Le bib'ron du bébé, l'babysitter qui vient demain,
La bouffe, le loyer, la banque à rembourser ;
Babylone ma bien aimée c'est pour toi que j'vais bosser,
 
Mais bon, y'a bien cette chose que j'ai en moi,
Tu ne peux pas la toucher, y'a que moi qui la voit,
Vision virtuelle venant des vents les plus lointains ;
Je suis vivant et en rêvant j'vois la vie comme elle vient,
 
Le rêve commence... (le rêve commence !)
Le rêve commence... (le rêve commence...)
Le rêve commence ! (le rêve commence...)
Le rêve commence ! (vas-y rêve !)
 
Le rêve commence, je m'en vais vite et bien, bombooom,
Pas de volant ; les virages se négocient bien,
Bien, voila que maintenant, un voilier me prend !
Et c'est toute voile dans le vent que je voyage à présent...
 
Je n'ai pas vu de violence... (tu as eu de la chance !)
Je n'ai pas vu de violence (ah, sûrement pas en France !)
Je n'ai pas vu de violence... (tu as eu de la chance)
Je n'ai pas vu de violence ! (dance, dance, dance !)
 
Je n'ai pas vu de violence, de voiture de ville,
Et c'est en transe que je poursuis mon exil,
Je vis, je vois, j'oublie les imbéciles,
Et c'est là qu'au loin j'aperçois une île... (YES !)
 
Très vite je m'approche, sur l'eau je ricoche,
Et POF, j'atteri devant le sourire d'un mioche ;
Dans sa main, un morceau de brioche !
A côté de lui un chien qui renifle ses poches (ouaf !)
 
Ici tout est bien, quand même mieux qu'au cinoche,
L'air qu'on respire est sain, personne ne roule en Porshe ;
On est chez quelqu'un que je sais apprécier !
... Il est dans mes rêves depuis des dizaines d'années...
 
On est chez mon frère, celui qui jamais nous envie,
Celui qui aime la terre, l'eau ; qui a les enfants pour amis !
Lui il sait se taire (il sait se taire !), on écoute ce qu'il dit ;
Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparait le mépris !
 
L'humour est son petit frère ; l'amour son ainé !
Son nom représente la Terre ! Il s'appelle Yakamonéyééé...
(YAKAMONEYE !)
 
Chez Yakamonéyé, non-non y'a pas de monnaie !
Y'a pas de barbelés, non-non, pour t'empêcher d'entrer ;
Y'a pas mal de mouflets, eeeh, chez Yakamonéyé,
Un peu de sinsé, beaucoup de liberté !
 
On fait c'qu'on va manger, bon bon bon qu'est-ce qu'on va planter ?
Y'a pas d'quoi s'inquiéter, non-non, chez Yakamonéyé ;
Y'a pas de monnaie, chez Yakamonéyé,
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets...
 
Je rêve, oh, je rêve, oh oui je rêve ; je fais que ça mon frère tu vois,
Je rêve, oh oui je rêve, je rêve, je rêve,
Je rêve, je rêve, je rêve,
Je rêve-rêve-rêve-rêêve ! (emmène-nous avec toiii !) ouuuh
 
Je rêve, oh oui mon frère, ça vaut tous mes mois d'salaire ;
Ma couette est le repère où j'mène une vie pépère ;
J'y libère le monde, amer, et même si j'y reste, fier ;
J'aurais du mal à refaire tout c'qui va de travers ;
 
Alors j'traverse les océans, pour trouver ce monde d'enfants,
Fon-fon-fonçant comme un dément vers ces gens plus cléments !
J'y reste quelques temps - tant qu'je peux y rester ! -
Et quand le réveil sonne j'ai l'énergie pour lutter (drring !)
 
Car j'ai été chez mon frère, celui qui jamais nous envie,
Celui qui aime la terre, l'eau ; qui a les enfants pour amis !
Lui il sait se taire (il sait se taire !), on écoute ce qu'il dit (ce qu'il dit !) ;
Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparait le mépris !
 
L'humour est son petit frère ; l'amour son ainé !
Son nom représente la Terre ! Il s'appelle Yakamonéyééé...
(YAKAMONEYE !)
 
Chez Yakamonéyé, non-non y'a pas de monnaie !
Y'a pas de barbelés, non-non, pour t'empêcher d'entrer ;
Y'a pas mal de mouflets, eeeh, chez Yakamonéyé,
Un peu de sinsé, beaucoup de liberté !
 
On fait c'qu'on va manger, bon bon bon qu'est-ce qu'on va planter ?
Y'a pas d'quoi s'inquiéter, non-non, chez Yakamonéyé ;
Y'a pas de barbelés, chez Yakamonéyé,
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets...
 
Chez Yakamonéyé non-non y'a paaas de monnaie,
Non-non y'a pas de barbelés
Non-non pour t'empêcher d'entrer
 
Y'a pas-pas-pas mal de mouflets-hé,
Chez Yakamonéyé,
Un peu de sinsé, beaucoup de liberté,
 
Qu'est-ce qu'on va manger chez Yaka-
Yakamonéyé, chez Yaka,
Chez Yaka, chez Yakamonéyé
 
Oh, Que faire, que faire ;
Que faire, que faire ? mh,
Qu'est-ce qu'il fauf faire pour court-circuiter ?
 
Oh, que faire, que faire ?
Que faire, que faire ?
Que faire, que faire pour court-circuiter ? bonbonbon
 
Que faire, que faire ? mais qu'est...
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Que faire, que faire pour court-circuiter ?
 
Qu'est-ce qu'il faut faire,
Oh, que faire, que faire, que faire ?
Que faire pour court-circuiter ?
 
Que faire, que faire ;
Que faire, que faire, oh ;
Qu'est-ce qu'il faut faire pour court-circuiter ?
 
Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Que faire, que faire pour court-circuiter ?
 
Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Que faire, que faire pour court-circuiter ?
 
Je rêve, oh oui je rêve,
Je rêve, rêve, oui je rêve,
Je rêve, oh oui je rêve,
Je rêve-rêve-rêve, oh oui je rêve, je rêve,
 
Je fais qu'ça tu vois, je rêve, je rêve,
Je rêve, je rêve, rêve, rêve, oh je rêêêve !
Je rêêÊÊêêêve, je rêêÊÊÊêêêÊÊÊÊve...
Je rêve, hé, je rêve, je fais qu'ça tu vois je rêve ;
Je rêve, faut rêver, tu vois je rêve,
Faut rêver, tu vois je rêve, oooh...
Faut rêver, tu vois je rêve, ooooh !
Faut rêveeeer, tu vois je rêêêêve !
Faut rêveeeer, tu vois je rêêêve !
Faut rêveer, tu vois je rêêêve...
Faut rêveeeer, tu vois je rêêêve !
Faut rêver, faut rêver, faut rêver !
Faut rêver, faut rêver, faut rêver !
Ouuuuuhaaaaaayaaaaayaaaayayayayayaaya...
Wouaaaaaaahouuuuuuuuu !
 
Je rêve, oh oui mon frère, ça vaut tous mes mois d'salaire ;
Ma couette est le repère où j'mène une vie pépère ;
J'y libère le monde, amer ! et même si j'y reste fier ! 
J'aurais du mal à refaire tout c'qui va de travers ;
 
Alors j'traverse les océans, pour trouver ce monde d'enfants,
Fon-fon-fonçant comme un dément vers ces gens plus cléments !
J'y reste quelques temps - tant qu'je peux y rester ! -
Et quand le réveil sonne j'ai l'énergie pour lutter
 
Car j'ai été chez mon frère (été chez mon frère), celui qui jamais nous envie, (jamais nous envie)
Celui qui aime la terre, l'eau ; qui a les enfants pour amis !
Lui il sait se taire (chhhut !), on écoute ce qu'il dit ;
Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparait le mépris ! (nooon !)
 
L'humour est son petit frère ; l'amour son ainé !
Son nom représente la Terre ! Il s'appelle Yakamonéyééé...
(YAKAMONEYE !)
 
Chez Yakamonéyé, non-non y'a pas de monnaie !
Y'a pas de barbelés, non-non, pour t'empêcher d'entrer ;
Y'a pas mal de mouflets, eeeh, chez Yakamonéyé,
Un peu de sinsé, beaucoup de liberté !
 
On fait c'qu'on va manger, mais mais bon qu'est-ce qu'on va planter ?
Y'a pas d'quoi s'inquiéter, nooon, chez Yakamonéyé !
Y'a pas de monnaie ! Y'a pas de monnaie !
Y'a pas de monnaie ! Chez Yakamonéyé...
 
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets...
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets...
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets...
Y'a pas mal de mouflets, et c'est bien les mouflets...
Que faire, que faire, qu'est-ce qu'il faut faire, maaaan
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Qu'est-ce qu'il faut faire, womaaan
Qu'est-ce qu'il faut faire,
Mais qu'est-ce qu'on peut faire, maaan
Qu'est-ce qu'il faut faire,
Mais qu'est-ce qu'on peut faire, womaaaan,
Qu'est-ce qu'il faut faire, qu'est-ce qu'on peut faire ?
Qu'est-ce qu'il faut faire...
(Tryo - Yakamonéyé)
5/6/2009

FDB

 
 
Les verts... Non mais franchement. Je pense quand même qu'il y a des choses plus importantes que l'environnement, oui. Dans une certaines mesure. Disons qu'une planète qui vit plus longtemps que nous, ça sert plus à grand chose, une fois que nous regardons finalement, qui profite de cette planète ? Dans le sens ou profiter signifie éprouver un plaisir conscient de notre situation. Si l'humain n'est plus, ou si l'humanité pourrit, à quoi bon avoir une belle planète ? A quoi bon préserver nos montagnes, nos rivières, nos campagnes, si nous n'avons plus le temps d'en admirer la beauté ? Non, vraiment, je pense que les préoccupation principales sont d'abord celles de l'homme. Attention hein, pas d'abord dans le sens "il faut s'en occuper avant", mais d'abord dans le sens que c'est une chose qui doit primer. Bien sûr, tout doit avancer ensemble.
Les verts, donc. Faut dire, il n'y avait pas beaucoup de choix sur ce test Facebook ("aaaah, voila ou il a péché ces conneries à raconter"). Faut dire, vu que ça se référait aux partis politiques français, le choix n'est pas très large non plus... -__- Sauf si on considère les extrêmes.
Aaah, quel bonheur de parler politique. Quelle délectable sentiment de perdre son temps à essayer de batir un immeuble sur des fondations antediluviennes. Je pense pour ma part que le monde ne changera pas par la politique. Forcément. L'idée même que les gens puisse voter pour remettre en question leur vie entière et changer le monde est tout à fait risible. Hilarant à tendances jaunâtres.
 
Mais je ne suis pas venu pour parler de ça. Ah, Facebook, oui. Eh oui, encore, que voulez-vous. Les processus psychologiques qui nous font nous scotcher à Facebook ne sont pas aussi important pour tout le monde, mais ils sont les mêmes, je pense. Je pourrais aisément les décrire... Mais j'avais autre chose en tête.
"Je pourrais aisément les décrire". Haha, mon assurance me surprend, parfois. Mais si j'ai dit ça, ce n'est pas par hasard. C'est pour aborder un truc que j'ai compris dans ma tête (eh oui, encore, si vous en avez marre de me lire parler de moi, inutile de rester).
J'ai compris qu'en fait, j'avais une telle assurance en ma propre pensée, une telle fierté, que même si je ne pensais pas toujours avoir raison... on va écrire au présent hein. Inutile de faire semblant que c'est du passé. Donc, même si je ne pense pas toujours avoir raison, j'ai en revanche une confiance et une certitude que ma pensée est cohérente, totalement consistance, et qu'il n'y a dans mon esprit aucun paradoxe, ou s'il y a, c'est un paradoxe non paradoxal, qui peut être expliqué, qui est logique, et cohérent. Donc, je pars du principe que tout ce que je pense, ou fais, est en accord avec ma personne et mes pensées, idées, valeurs. Si une action me semble, à moi ou à un autre, étrange, elle a obligatoirement une explication rationnelle en moi qui la rend tout à fait logique et déductible. Eh oui, encore cet esprit scientifique qui veut tout contrôler, tout comprendre, tout expliquer.
C'est pour ça aussi que j'aime bien quand on essaye de me tendre des pièges, de me faire me contredire, car alors ça m'oblige à chercher en moi "oui, pourquoi j'ai fait/dit ça ?" et je cherche, et je trouve. Toujours. Forcément, il ne peut y avoir une incohérence, un paradoxe en moi, une chose qui ne soit pas "logique". Impensable. Imaginez ! Cela me rendrait fou ! Savoir qu'il y a une partie en moi qui est débilisée, qui va à l'encontre de ma pensée. Cela ne se peut pas.
Alors après ça, je me suis rappelé ce processus qui consiste à attribuer un sens à ce qui à l'origine n'en a pas. Prenons par exemple la phrase : "La foudre est dans le bocal". Cette phrase a été inventée par moi alors que je cherchais dans l'urgence un truc apparemment mysterieux et qui ne veut rien dire pour l'écrire dans un magazine que quelqu'un allait lire, histoire de lui faire se prendre la tête. Et bien, malgré que cette phrase ne veuille rien dire, je (et on) y a(i) trouvé un sens. Et pas un petit sens ridicule, mais une vraie valeur philosophique qui constitue la base de ma philosophie de vie.
La foudre est dans le bocal. La foudre, incarnation de la Vie, de l'invention, du rêve, reste dans un endroit cloisonné, petit, étroit, mais protégé de l'exerieur, du monde, de la réalité qui, si le bocal se brisait, fairait s'évanouir la Vie, le rêve, lafoudre. Autrement dit :
Protège bien tes rêves et tes pensées profondes,
Ne laisse point la réalité te confondre.
Garde bien dans le bocal l'éclat de ton coeur,
Car le soleil levant détruira sa lueur.
On pourrait mêler cela à de l'obscurantisme. Après tout, il s'agit bien de rester proche de ses valeurs et principes dans y déroger. Mais on pourrait aussi le rapprocher d'une promesse faite à soi-même. Les promesses se brisent lorsque nous arrêtons d'être celui qui a fait la promesse. Une promesse dans l'absolu devrait donc être une promesse de stabilité, d'immuabilité. La foudre dans le bocal est une protection, une promesse. Lorsque nous changeons, le bocal se brise, bringebalé par la mouvance de nos pensées évoluantes, et la foudre s'en va, remplacée peut-être par une autre nettement moins éclatante. Car l'éclat des foudres décroît au fur et à mesure qu'on doit les laisser disparaitre. Celles qui les remplacent sont plus ternes, plus mornes.
Oncroyable, depuis que j'ai envoyé chier ma muse, j'ai du mal à écrire de la poésie. Rien que là, écrire le troisième vers, ça a été difficile, j'ai trouvé ça nul à chier et cul-cul au possible. Argh, trahison ! Désolé mon coeur, celui d'autres, b(p)ercé, mais je ne suis plus l'humeur qui t'a fait me créer. Oui, car je lui doit bien ça, hein, c'est quand même grâce à lui que je suis là.
 
Bref, par rapport à cette phrase, je disais donc, voila ce que j'ai pu tirer de sons sens à partir de rien. Alors, pourquoi n'en serait-il pas de même avec mes pensées et cette soit-disante consistance ? Peut-être crois-je être en accord avec moi-même ? Peut-être crois-je simplement que tout ce que je pense et dit est sensé selon ma pensée, alors qu'en fait, quand je chercher les raisons de telle ou telle chose, je ne fais qu'inventer, détourner, modifier ma pensée pour la rendre cohérente avec mes actions ?
C'est quand même tordu, un cerveau. Moi je pense que je suis consistant. Et je pense que tout le monde l'est. Une chose ne peut pas être dire ou faite par hasard, c'est donc qu'il y a une raison. Les paradoxes, c'est seulement quand on ne comprend pas ce qui se passe. Mais si on sait voir comment ça se passe, alors il n'y a pas de paradoxe, simplement deux tendance qui s'affrontent en faisant des compromis, fifty-fifty. Mais bon, l'ennui c'est que ceux qu'on arrive à faire se contredire, à les amener à être en contradiction avec eux-mêmes, c'est généralement justement ceux qui ne savent pas voir ça, qui ne savent donc pas très bien pourquoi ils pensent ou disent ce qu'ils pensent.
Je ne parle évidemment pas ici de certitude hein, pour ceux qui comprendraient de travers. On peut changer d'avis. Mais la maïeutique (la méthode par laquelle quelqu'un vous démontre que vous avez tord en vous amenant à vous contredire) vous montre que vous n'êtes pas en accord avec vous-même, et que donc vous n'êtes pas au clair avec les sources de vos pensées et opinions.
 
Bon, je m'embrouille à chaque fois, et j'oublie les autre choses que je voulais dire, donc je vais arrêter. Voila.
 
5/5/2009

"all I wanna do is *bang* *bang* *bang* *bang*" (8)

 
 
Rha, quand même. J'ai vachement de mal avec les situations socialement anxiogènes, stressantes, ou ma place apparait soudain plus qu'elle ne devrait l'être. Genre dans un bar, ou un café relativement calme. Le genre de truc que je supporte pas. Trop de gens qui sont là, qui me voient, me regardent.
Déjà je me souviens la première année de fac j'avais eu du mal avec l'amphi. Je m'arrangeais pour être sur un côté (déjà un côté de moins où des gens peuvent me voir), et pas devant, forcément. Mais bon, pas derrière non plus, quand même. C'est le compromis entre la tendance à se noyer dans la masse, et se mettre à l'écart, les deux avec une volonté de passer inaperçu. Finalement, ça n'a pas tellement changé.
Quoique, en TP cette année, j'ai eu la surprise de découvrir que j'étais parfaitement capable de parler en public (15 personnes et le prof, hein, n'exagérons rien). Sans toutefois que je puisse me faire comprendre aussi bien qu'à l'écrit, mais bon, ça je pense que c'est évident.
Aujourd'hui, j'étais particulièrement fatigué, surtout moralement, et j'ai rien dit (enfin pas plus que les autres TP ou on ne fait pas de travail en groupe). Mais cette fois, on a du faire un truc en groupe. Mais comme j'ai dit, j'étais fatigué, et pas d'humeur à parler. Malheureusement pour la fille qui après avoir parlé seule s'est tournée vers moi et a dit "Mais t'as rien dit !".
Ouais, parce que les fois où j'ai participé, encore une fois... ou c'est trop, ou pas assez. Toujours dans les extrêmes, dirait ma mère.
 
Breeef.
Bonjour ! ça fait longtemps que je n'ai plus fait d'articles, boudiou. Alors, en bref :
Le festival :
 
 
 
 
 
Voila. C'était bien :)
Ensuite, la manif de vendredi :
 
 
 
Voila. C'était bien aussi. Le concert de Tiken Jah j'ai pas de photos, on était trop loins.
Bon, c'est tout pour aujourd'hui, après avoir écrit ces quelques lignes, je n'ai plus envie.
Vous voyez hein ? Je vous prend à témoins : les études me font renoncer à prendre le temps d'écrire quelque chose d'intéressant et de constructif sur ce blog par un processus de fatigue mentale et de détournement de préoccupation.
Sur ce, à plus.
 
5/3/2009

Carl, nous pensons à toi

J'aime bien ce gars en fait.
Tiens, une pensée pour Carl qui doit toujours peiner avec ses 256Mb DDR...

 

Memory from jcfrog on Vimeo.


HADOPI


    

The Hadopi Song from jcfrog on Vimeo.

http://www.laquadrature.net/HADOPI
4/18/2009

Psycholinguistique - effet de l'orthographe sur la perception de la parole.

 
Bon malgré mon état d'esprit peu propice à la création littéraire, je vais tout de même essayer de faire ce boulot que je dois faire pour demain, pour le groupe de TP de psycholinguistique (on est deux dans le groupe).
Donc, comme l'année dernière, je vais rédiger ici, c'est plus... dynamique. Puis ça vous apprendra des choses intéressantes.
Hum hum...
 
De nombreuses études anterieures à 1980 ont montré l'importance des caractéristiques auditives dans la reconnaissance des mots, leur stokage en mémoire, et leur récupération, à travers nombreux modèles de codage auditif des mots. En 1979, Seidenberg et Tanenhaus, se basant sur l'études de ces modèles, mettent en évidence un troisième type de codage, après le codage sémantique et phonologique ; orthographique, dans la reconnaissance auditive des mots.
En 1998, Ziegler et Ferrand prouvent l'influence automatique de l'orthographe sur la reconnaissance auditive des mots en mettant en évidence et en définissant l'effet de consistance orthographique.
La rime phonologique d'un mot est la dernière voyelle prononcée de ce mot, suivie ou non d'une consonne. Exemple, dans "bateau", la rime est /o/ ; dans "mourir", la rime est /ir/. La consistance orthographique d'une rime est le fait qu'une celle-ci ne puisse être écrite que d'une seule façon. Ici dans "mourir", la rime /ir/ ne peut pas s'écrire autrement que "IR" (en français). L'inconsistance quant à elle est la caractéristique inverse, comme ici dans "bateau", la rime /o/ peut s'écrire "O", "AU" ou "EAU".
Un mot est donc dit consistant ou inconsistant lorsque sa rime phonologique est consistante ou non (ici respectivement "mourir" et "bateau")
Dans l'experience de 1998 donc, les sujets de Ziegler et Ferrand ont à passer une tâche de décision lexicale auditive (DLA). Le sujet entend des mots et des pseudo-mots ("Plomb, Vuf, Bague, Nin") et doit, le plus rapidement possible, décider s'il s'agit d'un mot, ou pas (en appuyant sur un bouton correspondant). Les mots présentés quant à eux sont de deux sortes ; consistants ou inconsistants (respectivement "Bague" et "Plomb").
L'analyse des temps de réaction et du pourcentage d'erreurs a montré qu'il était plus facile de reconnaitre un mot consistant qu'un autre inconsistant ; et cela prouve l'influence automatique de l'orthographe sur la reconnaissance des mots, et plus généralement, sur la perception de la parole ; idée pourtant contrintuitive quand nous pensons intégrer uniquement l'information auditive et sémantique.
Ziegler et Ferrand explique l'effet de la consistance orthographique en se reportant au modèle bimodal d'activation interactive Grainger et Ferrand (1996). Lors de la présentation auditive d'un mot sont activées des représentations phonologiques de ce mot (portant sur le son entendu). Quand ce mot est présenté visuellement, il active des représentations orthographiques (portant sur l'organisation graphique du mot et étant reconnu de cette façon). Le modèle bimodal d'activation interactive suppose une mise en relation de ces deux types de représentations lors du codage d'un mot. Ainsi, une présentation auditive d'un mot activerait non seulement les représentations phonologiques du mot, mais aussi les représentations orthographiques en parallèle. De ce fait, la reconnaissance auditive d'un mot est influencée par son orthographe, et la reconnaissance visuelle, influencée par sa phonologie (déjà soutenu par le modèle de 1996)
Ce modèle, plus précisément, par la mise en relation de ces deux types de représentations, explique que l'information auditive d'un mot, qui va activer des codes phonologiques correspondant, va aussi aller chercher dans les représentations orthographiques la correspondance graphiques de ces phonèmes (comment chaque son peut-être représenté graphiquement).
De là il est facile de mettre en relation les résultats de l'experience de Ziegler et Ferrand. En effet, pour le cas où un mot consistant est présenté au sujet, celui-ci (le mot) va activer les codes phonologiques correspondants, et chercher à un niveau pré-lexical les correspondances orthographiques de chaque phonème. Or, le mot consistant dont la rime ne s'écrit que d'une seule façon va faciliter cette tâche, et permettre la mise en relation plus forte de l'information auditive et de sa représentation orthographique pour ainsi permettre une plus rapide reconnaissance.
En revanche, dans le cas du mot inconsistant, le stock des représentations orthographiques d'une même rime phonologique va affaiblir cette mise en relation, cas le sujet, à un niveau pré-lexical, ne va pas pouvoir accoler l'orthographe de la rime et sa représentation phonologique, provoquant ainsi une reconnaissance plus lente.
 
Pause cookies.
Voila
 
En 2003, Ziegler et ses collaborateurs montrent l'effet du voisinage orthographiqe d'un mot sur sa reconnaissance dans une tâche de DLA.
Le voisin orthographique d'un mot est un autre mot qui diffère de l'autre par une seule lettre. Certains en ont beaucoup (comme "cube" qui a pour voisins tube, cure, cuve, aube...) et d'autres moins, ou pas (comme "rhume"). L'idée dans ce cas est plus à propos des liens phono-graphémiques, qui sont la cause des résultats de l'experience précédemment citée. Le mot "rhume" a une phonologie assez commune /rum/, mais une orthographe qui n'est intuitivement pas adaptée et peu commune dans la langue française. On parlera ici d'inconsistance phono-graphémique. Alors que les mots qui possèdent beaucoup de voisins orthographiques possèdent de même des liens phono-graphémiques plus consistants ; et de là on peut déduire les résultats à partir de l'experience de Ziegler et Ferrand : les mot qui ne possèdent pas ou peu de voisins orthographiques sont plus difficilement reconnus que ceux qui en possèdent plus.
En 2006, Chéreau et ses collaborateurs étudient l'effet d'amorçage à un niveau auditif. L'amorçage est un procédé expérimental qui consiste à présenter à un sujet un premier stimulus (l'amorce) qui va influencer sa réponse à un second stimulus (la cible). On dit qu'il y a amorçage lorsque le la présentation de la cible donne un temps de réponse plus court en présence de l'amorce que sans.
L'experience présentée aux sujets est une tâche de DLA dans laquelle les mots sont précédés de 20ms par une amorce. Dans la condition contrôle, l'amorce n'a avec la cible ni lien phonologique, ni lien orthographique (ex. moon/dirt). Une première condition expérimentale O+ pose comme amorce un mot lié phonologiquement et orthographiquement avec la cible (ex. shirt/dirt), et une seconde condition O- pose comme amorce un mot lié phonologiquement mais pas orthographiquement (ex. hurt/dirt). Les résultats révèlent un temps de réponse plus court pour les conditions expérimentales que pour la condition contrôle, mais même au sein de celles-ci, un temps significativement plus court pour la condition O+ que pour O-, prouvant encore une fois l'influence de l'orthographe dans cette tâche de DLA.
En 2008, dans une étude électrophysiologique, Perre et Ziegler mettent en évidence à l'aide des potentiels évoqués cognitifs les réponses différentes du cerveau à l'inconsistance, synchronisée avec le moment du mot (ici le second) dans lequel est placée l'inconsistance (précoce - MONtagne vs. CHAMPagne, ou tardive - monTAGNE vs. prinTEMPS), montrant ainsi l'activation de l'information orthographique au moment de la reconnaissance du mot.
Toutes ces expériences montrent donc bien l'effet que peut avoir la connaissance de l'orthographe - le fait d'être lettré [attention : chez les Belges ça veut seulement dire que tu sais lire et écrire, en opposition à illéttré donc, ce qui est tout à fait logique] - sur la perception et le traitement de la parole. Notre experience se place dans la continuité de celles-ci, se rapprochant plus de celle initiale de Seidenberg et Tanenhaus (1979), en étant cependant une tâche métaphonologique, dans laquelle donc le sujet devra consciemment discriminer des phonèmes initiaux pour les comparer dans une paire de mots. Les mots seront choisis selon leurs phonèmes initiaux pour manipuler la congruence orthographique et phonologique, créant ainsi 4 conditions expérimentales ; P+O+, les deux phonèmes initiaux sont phonologiquement et orthographiquement similaires ; P+O-, les deux phonèmes initiaux sont phologiquement similaires mais orthographiquement différents ; P-O+, les deux phonèmes initiaux sont phonologiquement différents mais orthographiquement similaires ; et P-O-, les deux phomènes initiaux diffèrent phonologiquement et orthographiquement.
D'après les résultats des expériences précédentes, les temps de réaction et le pourcentage d'erreurs pour cette étude devraient être minimes pour les conditions congruentes (P+O+ et P-O-), et supérieurs pour les incongruentes (P+O- et P-O+) ; montrant ainsi un effet de notre connaissance orthographique des mots sur notre perception auditive de ceux-ci.
  
 
 
Hum. Finallement je me suis dit : "mince, si quelqu'un qui est dans le même groupe que nous voit cet article, il va peut-être le piquer, et ça pourrait causer des problèmes si la prof remarque des choses similaires", j'ai donc décidé de publier cet article pendant les vacances. Dans un moment, donc, ainsi je l'aurais totallement fini. Car oui, je vais devoir le finir pendant les vacances, étant donné que nous avons besoin des choses vues aux TPs, ezt qu'il en reste encore deux les prochains mercredi, et qu'on doit rendre le travail le jour de la rentrée. C'est court, très court.
Donc, je fais du hors-ligne, là. Ce qui est au-dessus date du 22, et aujourd'hui on est le 24.
Maintenant que j'ai fais l'intro, il faut faire la METHODOLOGIE, la rédiger quoi, d'après ce que nous a dis la prof sur l'experience qu'on a passé et qu'elle-même a construite.
Bon, en premier, les participants... pfiouuu... *expire calmement*
Ahum...
 
Participants : L'étude réalisée a fait appel à 53 étudiants francophones âgés d'en moyenne 21 ans en cursus de Sciences Psychologiques et de l'Education à l'Université Libre de Bruxelles. L'échantillon comportait 2 gauchers, et la passation  était obligatoire dans le cadre de leur cours pratique. Pour des raisons techniques et statistiques, 8 d'entre eux n'ont pas été comptés dans les résultats, ramenant ainsi l'étude à 45 participants (40 filles et 5 garçons).
 
Matériel : Le stock de stimuli se composait de 93 mots expérimentaux (36 monosyllabiques et 57 bisyllabiques) et 42 mots de remplissage ("fillers" - sur lesquels ne fut faite aucune analyse), tous choisis à partir de la base de données Lexique 3, et d'une fréquence d'utilisation élevée (car nécessité de connaitre l'orthographe du mot), en évitant les homophones (pour la même raison). Les mots furent présentés par paires au sujet ; lesquelles furent construites de façon à remplir les quatre conditions expérimentales : pour chacune d'elles, le même mot cible (le second dans la paire) fut gardé ; seule l'"amorce" déterminait la congruence et la similarité phonologique et orthographique des deux phonèmes initiaux (nécessairement inconsistants pour manipuler leur orthographe) de la paire. Le même nombre de syllabes et structure phonologique fut gardé pour les deux mots d'une même paire (voir figure 1).
 
Figure 1 : exemple de 4 paires ; mots monosyllabiques, struct. phono. CVC (consonne - voyelle - consonne) :
 
JAUNE - GENRE | GARE - GENRE | GEL - GENRE | CAUSE - GENRE
(P+O-)            (P-O+)                 (P+O+)            (P-O-)
\ Incongruence /                       \ Congruence /
 
Il fut constitué ainsi 132 paires expérimentales (76 de mots bisyllabiques et 56 de monosyllabiques), ajoutées de 305 paires de mots "fillers", formant au total 437 paires de mots.
Chaque mot fut enregistré trois fois (afin de sélectionner le plus intelligible) par une voix féminine sur un Mini-disc Sony (R) dans une chambre anéchoïque pour être ensuite transféré sur un Macintosh (R) Powerbook G4 afin d'être néttoyé et normalisé par le logiciel Prootools/Digidesign 0.0.2 Rack et Praat, et finallement intégré à la programmation de l'experience faite à l'aide de E-prime v.1.1.
 
Procédure :
La tâche a été réalisée pour chaque sujet dans salle d'experience calme d'un bâtiment de l'université pendant une durée d'approximativement 20 minutes. Le sujet à qui l'on a annoncé les consignes oralement vient se placer devant un écran d'ordinateur avec à portée de chacune de ses mains un bouton ipsilatéral. Lui sont alors présentées à travers un casque circum-aural fermé les paires de mots préparées et il doit, pour chacune, discriminer les phonèmes initiaux des deux mots et indiquer en appuyant sur le bouton droit ou gauche s'ils sont respectivement identiques, ou différents.
Les paires présentées sont organisées en dix blocs dont le sujet lance la lecture manuellement après la fin du précédent, et chacun étant constitué comme le montre la figure 2.
 
[ ~Schéma des slides ]
 
Chaque mot (expérimental et "filler") apparait 4 fois en première position dans la paire et 4 fois en seconde. Et pour ne pas que le mot en première position soit prédicteur de la réponse, il apparait 2 fois dans une paire "non" et 2 fois dans une paire "oui". On s'assure par une vérification manuelle qu'il y a maximum 3 réponses identiques qui se suivent, et jamais plus de 4 paires de mots bi- ou monosyllabiques d'affilées.
La lecture des paires contrôlée par E-prime se fait à raison de 2000 ms maximum pour le premier mot suivi d'un intervalle inter-stimuli de 1000 ms, puis du second mot de la même durée que le premier. Passé un délai de 2000 ms après la lecture du second mot, la réponse du sujet n'est plus prise en compte.
Le programme enregistre tout au long de l'experience les temps de réaction du sujet ainsi que le pourcentage d'erreurs qu'il commet.
 

 
Rha ça me saoule, pas possible de trouver sur internet des articles sur tel ou tel paradigme psychologique. Même pas wiki, sauf les plus bateau et les plus connus. Bon, me reste la discussion...
...
Voila, 7 avril. Rha, Mon pauvre Carl a été lobotomisé. On lui a mis un windows XP SP3, et la moitié des polices d'écriture ont disparu. J'ai rajouté celles que j'avais moi-même téléchargées, mais je n'ai plus certaines des polices de bases, comme comic sans ms, par exemple. Je lis donc ce que j'écris en une écriture manuscrite à chier -__-
Bref, me revoila pour... la discussion proprement dite. Comment amorcer ça... Le début dans ces trucs, c'est toujours le plus difficile. En plus, avec ce clavier de PC de bureau, les touches sont trop écartées les unes des autres, ça me change de Jenova. Allez, en musique...
 
Alors, y a-t-il ou n'y a-t-il pas d'effets de l'orthographe sur la perception de la parole d'après les résultats obtenus ici ? A bien y regarder, les réponses semblent mitigées. Rappelons tout d'abord que nos hypothèses de départ concernant les réponses des sujets étaient que ceux-ci répondraient plus vite et mieux lorsque les paires montraient deux mots commençant par : et le même phonème, et la même orthographe ; ou bien différant ces deux attributs. Lorsque les paires étaient donc congruentes. A l'inverse, les réponses devaient être plus lentes et moins bonnes lorsque l'incongruence des paires faisait que les deux mots différaient par seulement un de ces atttributs. Ainsi il aurait pu être vérifié que les différences orthographiques des mots en accord ou pas avec leur phonologie avaient bien un effet sur notre perception de ceux-ci.
 
Mais regardons les résultats quant aux réponses correctes :
Le nombre de syllabes des mots ne semble pas avoir d'effets, mais les quatre conditions font significativement varier les réponses correctes .
Il semble en effet y avoir une différence (significative) entre congruence et incongruence, mais uniquement parmi les paires "négatives" (ou le sujet devait répondre "non"). Pas cependant pour les paires "positives".
Si nous analysons de plus près les interactions entre la variable "conditions" et la variable "nombre de syllabes" et que nous décomposons ces résultats, nous en arrivons à voir que l'effet est bien présent à l'interieur de chaque groupe de mots (mono ou bisyllabique),mais uniquement, parmi les mots monosyllabiques, sur les paires "positives" (avec une tendance à la significativité pour les paires "négatives"), et parmi les mots bisyllabiques, sur les paires "négatives".
 
A propos des temps de réaction, nous voyons un effet des deux variables ; d'une part les conditions, et d'autre part le nombre de syllabes des mots. Pour cette dernière, les temps de réaction sont plus élevés pour les paires de mots monosyllabiques. Pour les conditions par contre, bien qu'il y ait un effet, il ne se fait pas ressentir dans les différences entre congruence des paires. Mais si, à nouveau, nous décomposons l'interaction des deux variables, nous voyons un effet à l'interieur du groupe des mots bisyllabiques (aucun cependant pour les monosyllabiques). Et dans ce groupe, un effet de l'orthographe est à relever, ici encore, uniquement pour les paires "négatives".
 
A la lumière de ces résultats, il semble bien difficile de tirer quelconque conclusion. Nous voyons certes des effets, mais des réponses manquent quant au mystère de certains résultats pour le moins inattendus.
- Pour le pourcentage de réponses correctes :
  1. Effet de la condition sur les paires "positives" pour les mots monosyllabiques. Pourquoi pas sur les "négatives" ?
  2. Effet de la condition sur toutes les paires "négatives", et au sein des mots bisyllabiques. Même interrogation.

- Pour les temps de réaction :
  3. Effet de la condition sur les paires "positives" pour les mots bisyllabiques ?
  4. Effet du nombre de syllabes ; temps de réponse supérieur pour les monosyllabiques ?

Si nous nous repenchons sur l'expérience originale de Seidenberg et Tanenhaus dont celle-ci s'est voulue la réplique librement adaptée, nous constatons quelques différences au niveau des résultats, explicables au moins en partie par les différences au niveau de la méthode. Seidenberg et Tanenhaus n'avaient que deux conditions à l'interieur de chaque présentation, et tous leurs mots étaient monosyllabiques. Leurs résultats furent assez nets et sans ambiguités. Ici, plus de choses sont à prendre en compte, comme le nombre de syllabes (laquelle variable entre en interction avec les conditions de congruence), la réponse par oui ou par non, et le temps de l'expérience (le stock de paires à faire entendre à chaque sujet) qui était nettement supérieur à celui de Seidenberg et Tanenhaus, pouvant provoquer une fatigue et un déficit d'attention qui expliquerait le manque de significativité de certains résultats.
Mais pour une explication plus théorique, revenons sur les quatre points que nous avons mis en évidence :

En premier lieu, intéressons-nous au quatrième problème posé ; la différence de temps de réponse en fonction du nombre de syllabes. Intuitivement, un lecteur naïf aurait tendance à dire que les mots bisyllabiques entraineraient une réponse plus longue. Pourquoi donc ce résultat ?
Si nous partons du principe qu'il faut au cerveau un temps donné (d) pour lui faire faire un traitement de discrimination phonémique, et un temps supplémentaire (x) pour donner une réponse, alors cette curiosité peut s'expliquer comme suit : le sujet, à l'écoute du premier phonème (à t0) du deuxième mot de la paire qu'il entend, va entamer sont traitement pour savoir si oui ou non le phonème est identique à celui du premier mot (+d). Pour un mot monosyllabique ou bisyllabique, la durée de traitement sera la même car celui-ci ne porte que sur le phonème initial. Or, dans le cas des mots bisyllabiques, la syllabe supplémentaire (à t1) laisse au sujet un temps supplémentaire pour faire son traitement durant lequel il va pouvoir formuler sa réponse (x) et ainsi, au moment où l'ordinateur enregistre sa réponse [enregistrement], celle-ci est plus rapide car ayant profité du temps d'articulation de cette deuxième syllabe pour finaliser sa réponse.

(schéma 1 & 1bis)
monosyllabiques : t0 (+d) -> t1 [enregistrement] (+x) [réponse]
bisyllabiques :       t0 (+d) -> t1 (+x) -> t2 [enregistrement] [réponse]

Ensuite, sautons au deuxième problème ; l'effet de la condition sur le pourcentage de réponses correctes pour les paires "négatives". On remarque qu'il est plus facile de répondre "non" dans les conditions où les phonèmes sont différents, que "oui" quand ils sont identiques.
Seulement, le pourcentage élevé de réponses correctes ne veut pas forcément dire que la réponse est "facile", si nous partons du fait que, mis en rapport avec des études sur la tendance à l'acquiescement, il est plus facile de dire "oui" que "non". Sur base de ces connaissances, on peut hypothéser que la réponse "non" demande un traitement plus profond de l'information avant d'être donnée. Ainsi, il est normal qu'il y ait plus de réponses correctes sur les paires "négatives". De même, on peut expliquer la différence de significativité entre paires "positives" et "négatives". Pour ces premières , le traitement, plus hâtif et moins soucieux, augmente les erreurs et diminue les écarts, alors que pour les négatives, le traitement plus long augmente les écarts par une meilleure performance aux paires congruentes.

Descendons maintenant sur le troisième problème énoncé : l'effet de la condition sur le temps de réponse aux paires négatives pour les mots bisyllabiques. Il s'agit ici de savoir pourquoi les effets sont signifiants uniquement pour ce cas-ci.
Nous pouvons admettre je pense que le traitement phonologique prime sur le traitement orthographique, car lui étant anterieur. Ainsi, l'influence de l'orthographe qui est déterminée par la nature du mot entendu ne peut se faire sur le traitement de l'information qu'une fois le mot entièrement prononcé (contrairement au traitement phonologique, donc).
- Intéressons nous d'abord aux mots bisyllabiques. Nous avons vu en 2 que les réponses négatives demandaient un traitement plus long, contrairement aux réponses positives qui semblent être plus aisées à donner. Ici, pour les  paires "positives", la phonologie identique évite au sujet de reconnaitre un nouveau phonème initial et facilite la réponse "oui", d'autant plus que cette réponse demande moins de "suspicion" de la part du sujet. Les réponses seront donc en général plus faciles et les écarts entre congruence et incongruence moins creusés.
En revanche, en ce qui concerne les paires "négatives", le non demande un traitement plus long, et la reconnaissance du mot une fois celui-ci prononcé entièrement fait intervenir la connaissance de son orthographe qui va retarder la réponse. L'écart va donc se creuser plus nettement pour ces paires.
- Ensuite se pose la question : pourquoi n'y a-t-il pas d'effet de la condition sur le temps de réponse des mots monosyllabiques ? Pour expliquer ça, on doit revenir au problème 1 qui donne un schéma du déroulement de l'émission du second mot de la paire, et des traitements associés.

(schéma 1bis)
bisyllabiques :       t0 (+d) -> t1 (+x) -> t2 [enregistrement] [réponse]

A t2, la réponse [réponse] est plus rapide, nous l'avons vu, car la décision a été prise durant la prononciation de la seconde syllabe. Dans le cas des bysillabiques, et dans la condition d'incongruence, nous avons ce shéma là (où (i) est le temps de perturbation du sujet dû à l'incongruence orthographique) :

(schéma 2bis)
bisyllabiques :       t0 (+d) -> t1 (+x) -> t2 [enregistrement] (+i) (+x) [réponse]

On voit ici qu'après la reconnaissance du mot (à t2), l'effet de l'incongruence (i) est suivi d'un nouveau temps nécessaire à la prise de décision (x). Maintenant, observons, pour les monosyllabiques, ce que donne le schéma :

(schéma 2)
monosyllabiques : t0 (+d) -> t1 [enregistrement] (+i) (+x) [réponse]

Là, l'effet de l'incongruence suit toujours la fin du mot (à t1), mais arrive au moment du temps de décision (x), si bien que ce temps est alors utilisé pour prendre la décision en accord avec les nouvelles information parvenues de l'incongruence. Par rapport au schéma pour les bysillabiques, on voit donc un temps en moins, ce qui atténue les différences de temps de réponse en fonction des conditions et pourrait donner les résultats non-significatifs que nous avons obtenus.

Finalement, pour le premier problème concernant la significativité des différentes de taux d'erreur parmi les paires positives monosyllabiques, on pourrait expliquer le manque léger de significativité pour les paires négatives par un manque de materiel monosyllabique (rappeler le nombre mono et bi), et la différence avec les bisyllabiques par la longueur de ces derniers qui favorisent un traitement plus long et peut-être moins influenceé que les monosyllabiques par l'incongruence.


18/04.
Bon, un membre de notre groupe n'ayant pas rempli sa tâche (et ayant par la même occasion déserté totalement), nous nous voyons containts de réaliser la partie résultats.
Mais quelle journée de merde, bordel ! Je suis rentré hier, et aujourd'hui, c'est le train-train qui revient et moi ligoté sur les rails. Ah ! Oui ! Encore !
Enfin, puisqu'y faut, hein. A la fin je serai juste un peu plus mort que je ne le suis déjà.
Les résultats, donc, encore un truc long et compliqué (qui se place avant le passage ci-dessus). Je vais torcher ça aussi rapidement que je peux (que le peut la minutie) et après je m'abruti devant un anime pour fuir ma condition humaine d'aliéné. Pachelbel, Canon, paré à tirer...

Nos hypothèses, basées sur les experiences anterieures, furent l'attente d'un effet des quatre conditions, avec un temps de réaction plus long et un pourcentage de réponses correctes moindre pour les deux conditions incongruentes, et un temps plus court avec plus de réponses correctes pour les deux conditions de congruence. Les variables manipulées (indépendantes) furent donc les quatre conditions indiquées à la figure 1, et une seconde variable qui concernait le nombre de syllabes ; une seule, ou deux (sur laquelle aucune prédiction n'a été faite). Les résultats relevés (variables dépendantes) furent le temps de réaction (TR) et le pourcentage de réponses correctes (%RC).

En premier lieu, analysons les pourcentages de réponses correctes obtenues.

[ graphique que j'ai la flemme de reprendre par Excel pour faire un truc joli et différent, ces connards auraient du nous donner plus de temps ]

[ + moyennes générales ]

Nous voyons des tendances, parfois contradictoires, en faveur ou non de nos hypothèses. Une analyse plus détaillée de la variance (anova) indique que le nombre de syllabes n'a pas eu d'effet significatif sur les réponses correctes, F < 1. En revanche, l'analyse des effets des conditions montre que celles-ci ont influencé le %RC, F (3, 132) = 5,354, p < .01.
Pour plus de précision quand à ces effets, analysons par comparaisons de moyenne les conditions congruentes vs. incongruentes.
Une première comparaison des moyennes P+O+ >< P+O- ne met en évidence aucune différence significative de l'effet de ces deux conditions, mais la comparaison P-O+ >< P-O- montre une différence en faveur de notre hypothèse ; il y a eu significativement plus de réponses correctes pour les paires P-O- que pour les paires P-O+.
A ce stade, nous pouvons nous demander si l'autre variable indépendante (le nombre de syllabes - VI2) n'a pas pu entrer en interaction avec celle étudiée ici (variable conditions - VI1). L'analyse statistique montre en effet une intéraction significative entre les deux variables,  F (3, 132) = 2, 370, p < .05, qui nous permet de déduire que l'effet des conditions n'est pas le même selon que le jugement ait été porté sur des paires mono ou bisyllabiques. Pour comprendre plus en détail ces effets, nous devons décomposer l'interaction pour chacune des deux valeurs de VI2 et répéter la comparaison de moyennes pour les cas où l'effet de VI1 est significatif.

[ schéma de la décomposition ? ]

Pour le matieriel monosyllabiques, l'effet de VI1 est significatif, F (3, 132) = 5,498, p < .001.

[ graphe des %RC pour mono ]

Pour les monosyllabiques, nous répétons donc la comparaison des moyennes P+O- >< P+O+, différence significative en faveur de notre hypothèse (p < 0,05) ; et P-O+ >< P-O-, différence non significative, avec cependant une légère tendance (p = 0,078).
Ici donc, l'hypothèse n'est encore vérifiée que pour une partie des résultats.

[ graphe des %RC pour bi ]

Pour les paires bisyllabiques, l'effet de VI1 s'avère aussi être significatif, F (3, 132) = 4,580, p < .01. Nous faisons donc pareillement une comparaisons des moyennes de la [figure ci-dessus].
La comparaison P+O- >< P+O+ ne montre pas de différence significative (p > 0,05), alors que la comparaison des moyennes P-O+ >< P-O- est signifivative en faveur de notre hypothèses.

Passons maintenant à l'analyse des temps de réaction.

[ graphique ]

[ + moyennes générales ]

L'effet de VI2 (syllabes) sur les TR est significatif, F (1, 44) = 8,067, p <.05, indiquant un temps de réponse superieur pour les paires monosyllabiques ; ainsi que l'effet de VI1 (conditions), F (3, 132) = 2,697 p < .05.
Les comparaisons des moyennes ne montrant aucune significativité, nous vérifions encore une fois l'existence d'une interaction entre les deux variables indépendantes, et ici encore, F (3, 132) = 6,567, p < .001, l'interaction est significative. Nous décomposons donc celle-ci afin d'analyses les moyennes pour chaque valeur de VI2.
L'effet de VI1 n'est pas significatif pour les monosyllabiques, F (3, 132) = 2,295, p > .05. L'analyse ulterieure est donc inutile.
En revanche, sur les bisyllabiques, il y a bien un effet de VI1, F (3, 132) = 4,805, p < .01. Nous pouvons donc comparer les moyennes au sein du materiel bisyllabique.

[ graphe des TR pour bi ]

La comparaison P+O+ >< P+O- donne une différence non significative (p > 0,05) contrairement aux moyennes P-O- >< P-O+, qui montre un temps de réaction plus long pour la condition incongruente (p < 0,01).

En résumé, l'analyse du %RC nous a indiqué que VI1 n'avait pas d'effet direct, mais entrait en interaction avec VI2, qui elle avait un effet sur la variable dépendante. La décomposition montre que, parmi le materiel monosyllabique, il y a eu une différence significative des moyennes pour les paires P+ (positives - ou il fallait répondre par "oui"), mais pas pour P- (de justesse) ; alors que pour le materiel bisyllabiques, ça a été l'exact opposé.
L'analyse des TR a montré elle un effet de VI1 (temps plus long pour répondre aux paires monosyllabiques), et de VI2 donc l'intéraction avec VI1 nous a amené à nouveau à la décomposer pour obtenir que l'effet des conditions n'était pas significatif pour les paires monosyllabiques, mais pour les bisyllabiques ; une différence (temps de réponse plus long pour les paires incongruentes) pour les paires P-, à nouveau.

Face à ces résultats mitigés et parfois contredisant nos hypothèses, nous parvenons tout de même à trouver de quoi les valider en partie. La question reste de savoir pourquoi ces étrangetés, et pourquoi n'avons-nous pas pu trouver des résultats similaires à ceux donnés par l'étude de Seidenberg et Tanenhaus.

 

 

Tommy Vercetti

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"Je suis de mon coeur le vampire,
- Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire ! "
(Baudelaire - L'héautontimorouménos)

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.
(Gerard de Nerval - El Desdichado)
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